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La Mimosa Hostilis, l’arbre de la régénérescence.

Publicado el : 18/02/2021 18:14:38
Categorías : News

Mimosa tenuiflora

La Mimosa Hostilis , dont le nom scientifique est Mimosa Tenuiflora (Willd) Poiret, est une plante originaire du continent américain, qui pousse naturellement dans le sud-est du Mexique, en Amérique centrale et au Brésil. Dans ce dernier on l’appelle aussi Jurema ou Jurema-preta (pour la différencier d’une autre espèce de Mimosa, la Jurema-branca), cependant au Mexique son nom traditionnel est tepezcohuite où “arbre de la peau”.

Dans son milieu naturel, le mimosa tenuiflora fait partie d’un écosystème de forêt tropicale à feuilles caduques, où les pluies sont torrentielles suivies de sècheresses prolongées. On peut le trouver dans des endroits hostiles où sur le bord des chemins. Dans toutes les circonstances, la mimosa hostiles pousse très bien, pour cela on la considère comme un arbre très résistant. Sa fleur est petite et velue, d’où sortent les bogues contenant ses fruits. Par contre, ce sont dans l’écorce et les racines où résident les propriétés médicinales de cette variété.

L’écorce de la Mimosa Tenuiflora est constituée de: “tanins, saponines, alcaloïdes, glucose, xylose, rhamnose, arabine, lupeol, phytostéroles, lipides, cristaux d’oxalate de calcium et d’amidon(…) contient des alcaloïdes, ce qui peut limiter son développement pharmaceutique”. Mais en comparaison avec d’autres variétés de mimosa, la tenuiflora contient 5-hydroxitryptamine et l’alcaloïde tryptaminique N,N-dimetyltriptamine (DMT). Il a été prouvé que la racine sèche de la mimosa contient près de 1% de DMT, et l’écorce du tronc en a approximativement 0,003%.

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Les usages traditionnels de la mimosa tenuiflora

Le mimosa tenuiflora est spécialement apprécié pour ses propriétés curatives, antimicrobiennes et fongicides. Ces propriétés sont connues depuis des temps immémoriaux. Les civilisations préhispaniques et les peuples de l’Amazonie ont profité depuis longtemps de ses bénéfices pour traiter des problèmes cutanés ( comme des brûlures) et des affections de la peau en général, pour soulager des problèmes d’estomac, pour fortifier l’utérus, pour élaborer des cosmétiques, pour célébrer des rituels et même comme combustible. Ils ont donc aussi exploité son usage agro-forestal (matériaux de construction, ombrage, fourrage et compost vert, etc….) et utilisé comme indicateur de pluie.

Curieusement, au Mexique, plusieurs communautés indigènes se servaient des bénéfices de la plante pour traiter les problèmes de peau ( blessures, inflammations et infections). Pour ceci, ils disposaient d’un livre de recettes indiquant des ingrédients comme des infusions, où de l’écorce en poudre. Par contre, ce ne sera que dans les années 80 que deux tragédies banaliseront son usage: L’éruption du volcan Chichonal en 1982 dans l’état du Chiapas et les explosions de San Juanico, qui ont eues lieu dans une des usines de stockage et distribution de la Pétrolière Mexicaine (PEMEX) à San Juan Ixhuatepec. Au premier incident on a compté 124 morts, en majeure partie dus aux incendies provoqués par les laves incandescentes. Le deuxième a provoqué la mort de 500 où 600 personnes (chiffres inexacts) carbonisées, asphyxiées par du gaz propane ou à conséquences de brûlures, et a laissé pas moins de 2000 blessés. Dans chacun de ces deux incidents, le manque de couverture sanitaire aux grands brûlés a eu un rôle déterminant dans la récupération de l’usage du mimosa tenuiflora, qui a été d’un très grand secours pour sauver des victimes.

Les experts indigènes en médecine traditionnelle se servaient de l’écorce pour fabriquer des pommades, des baumes et des savons qui aidaient à la régénération de la peau. Au Mexique ils l’utilisaient aussi pour désinfecter les blessures, pour guérir des mycoses vaginales et même des infections buccales.

Ces usages ont durés dans le temps et sont spécialement présents dans la cosmétique traditionnelle. Sans aller plus loin, l’actrice hollywoodienne d’origine mexicaine, Salma Hayek, a déclaré à maintes fois qu’elle utilise le mimosa dans sa routine de beauté (à la place du botox) et elle est surprise qu’on ne connaisse pas ses bénéfices, quand elle les a toujours connus par tradition familiale, depuis sa plus tendre enfance. Tant est si est qu’en 2012 elle a commencé à vendre sa propre gamme de produits contenant cet ingrédient.

Au Brésil, en plus d’exploiter son usage dermatologique et agroforestier, les tribus indigènes du nord-ouest élaborent avec l’écorce et la racine, de la jurema-preta, le vin de jurema ( ajucà ou anjucà), une “boisson miraculeuse” qui a un grand protagonisme dans les rituels de caractère religieux dû à la psycho-activité du DMT. Une équipe de chercheurs dirigés par Gonçalves De Lima, fût la première à détecter la présence de DMT dans le mimosa, suite à une visite du hameau Pancararu, dans le Pernambuco (Brésil). Même s’il existe une grande discrétion à propos de ces rites, quelques tribus indigènes du pays maintiennent sa consommation, au festival Toré par exemple, qui est dédié aux entités religieuses et aux ancêtres mystiques, où l’on chante des cantiques traditionnels.

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Le pouvoir psychoactif du mimosa

Souza, dans son étude intitulée Jurema-preta (Mimosa tenuiflora Poir): a review of its traditional use, phytochemistry and pharmacology, il synthèse l’information et la littérature relative au mimosa et résume: “L’effet hallucinogène qui accompagne l’usage de la jurema est similaire à celui du LSD-25, mais aux effets plus rapides et de moindre durée. La mydriase et l´hypertension sont assez intenses.” Il nous explique aussi que “ les effets physiques ont été décrits (…) comme de l’anxiété, de la nausée, sensation de tête vide ou allègement, vagues de picotements qui traversent les muscles. Ensuite vient un état de rêve accompagné de visions opaques aux couleurs vives et une apparente clarté visuelle; la perception se déforme beaucoup et peuvent apparaître des délires.” (Souza, 2008).

Pour leur part, Schultes et Hofmann dans The botany and chemistry of hallucinogens expliquent que quand il est ingéré et pour obtenir les effets hallucinogènes, il est nécessaire de prendre des substances contenant des inhibiteurs MAO (comme les bêta-carbolines).

C’est pour cette raison que les consommateurs de mimosa, afin d’explorer les côtés psychoactifs de cette plante, accompagnent souvent l’ingestion de mimosa hostilis avec un inhibiteur MAO (peganum harmala ou banisteriopsis caapi) pour arriver aux effets hallucinogènes désirés.

Ainsi, quelques experts considèrent que les bétas-carbolines peuvent se former à partir des tryptamines basiques, comme la 5-hydroxitriptamine (sérotonine) qui comme on l’a cité avant, est présente naturellement dans le mimosa tenuiflora. Ceci pourrait expliquer que l’inhibition des MAO se produise par l’ingestion exclusivement de mimosa. Ceci est, par exemple, l’opinion de Jonathan Ott, pour expliquer quelques effets observés, comme l’euphorie, et le potentiel visuel du “vin de jurema”.

Par contre, de nombreux auteurs préviennent du manque d’études scientifiques relatifs au mimosa tenuiflora et au DMT, et revendiquent la nécessité d’étudier en profondeur la pharmacologie de cette plante au grand pouvoir régénérateur et psychoactif.

Par contre, il est important de signaler que depuis le MAPS ils nous informent que, beaucoup de plantes aux pouvoirs hallucinogènes, comme le peyote, le mimosa (mais aussi les champignons psilocybes) ne sont pas inclues dans la fameuse Liste 1 de la convention de 1961, élaborée par la commission des produits stupéfiants des Nations-Unies (CND), dans laquelle on classifie les “substances qui sont très addictives ou d’un probable usage inapproprié, et les précurseurs qui peuvent se transformer en stupéfiants et qui sont également addictifs et au probable usage inapproprié”. Par contre, les principes actifs que contiennent ces plantes, si sont inscrites sur cette liste: le DMT (dans le mimosa), la mescaline et la psilocybine.

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L’usage psychoactif du mimosa

L’usage psychoactif du mimosa tenuiflora a beaucoup progressé dans les dernières décennies. Les consommateurs préparent leur propre mélange sous forme d’infusion qui peut durer d’une heure à un jour entier.

On utilise normalement les graines de peganum harmala (de 3 à 5 grammes) ou banisteriopsis caapi ( de 50 à 150 grammes) que l’on met dans de l’eau chaude et que l’on laisse infuser pour élaborer le premier extrait (extrait d’IMAO). Pendant ce temps, on fait la même chose avec le mimosa (9 grammes approximativement, que l’on infuse en moyenne entre une heure et demie et quatre heures). Le thé de mimosa est mélangé à un acidifiant comme du jus de citron ou de citron vert ou du vinaigre. D’abord on consomme l’extrait de peganum harmala, et plus tard (entre 15 minutes à une heure) le jus élaboré avec le mimosa.

Une autre recette populaire consiste à élaborer un liquide à froid seulement avec la plante: on met entre 25 et 35 grammes (de 10 à 20 grammes pour les néophytes) de poudre d’écorce dans 125-175 ml d’eau froide. On mélange bien le tout, on presse bien la poudre et on filtre (la poudre peut être réutilisée une seconde fois) avant de consommer.

Bien sûr, il est vital de prendre en compte que les consommateurs de ces extraits, les prennent avec l’estomac vide et font attention de ne pas consommer simultanément aucune autre substance, car il existe de sérieuses contrindications.

Les effets, pour leur composition, commencent à se percevoir entre 45 et 60 min. après l’ingestion et sont similaires à ceux de l’ahyauasca: purge physique, nausées et vomissements, frissons, accélération du rythme cardiaque, augmentation de la sensibilité aux stimulis sonores et visuels, déformations visuelles et illusions d’optique, altération de la conscience et de la perception, visions avec les yeux fermés… Même si comme nous l’expliquions, il existe une ferme croyance à ce que les effets et purges produites par le mimosa sont plus légères que celles de l’ahyauasca.

En plus des effets physiques, il existe un large éventail de sensations recueillies par les consommateurs: sentiment d’unité avec son entourage ou d’autres personnes, sensation de comprendre la vie et l’existence, expériences mystiques, tendances à penser en mode existentiel… Ainsi, comme il arrive avec tous les hallucinogènes, il peut se produire des effets secondaires (propres d’un bad-trip) comme sont la nervosité, l’anxiété, ou la confusion. C’est pour tout ceci que les psychonautes expérimentés signalent l’importance de choisir un bon moment émotionnel et physique, créer une ambiance confortable, libre de contretemps et choisir une bonne compagnie, bref, avoir un bon set&setting harmonieux et préparer les choses pour une expérience plaisante. Pendant le trip, il est important de se rappeler de maintenir son calme et de ne pas oublier que le trip est passager.

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